La relation éducative en institution

Les éducateurs sont au centre du processus éducatif mais aussi thérapeutique des enfants et des jeunes qui leur sont confiés. En effet, ces derniers consultent peu souvent les psychologues et c’est au travers de la relation quotidienne avec les éducateurs que les jeunes se construisent-reconstruisent. Leur développement affectif, émotionnel conditionne leur développement cognitif et leurs capacités d’apprentissage. Outre l’analyse de la pratique et la supervision, je propose des formations spécialement conçues pour les éducateurs en charge de ces jeunes.Chaque formation prend en compte le public de l’institution et les besoins spécifiques de l’équipe éducative.

 

 

. Écoute et communication non violente

Inspirée de l’approche de Marshall B Rosenberg, les grandes  lignes en sont :

Expression de soi

  • repérer ce qui, dans notre manière de penser et de communiquer, génère de l’opposition ou, au contraire facilite la communication et désamorce les conflits
  • clarifier ce que nous vivons, notamment les enjeux ou besoins, et établir nos priorités parmi eux
  • s’exprimer de manière concise, avec des demandes claires

Écoute de l’autre

  • décoder l’agressivité d’autrui, c’est à dire ne pas la prendre contre soi de manière à garder le dialogue ouvert
  • écouter et développer une écoute empathique.

Invitation à concentrer notre attention sur ce qui est en jeu chez nous et chez l’autre, à réfléchir à notre intention : continuer à jouer à « qui a tort, qui a raison ? » ou bien (r)établir le lien ?

. Initiation à la Méditation de Pleine Conscience pour les éducateurs :

La méditation, pratique centrale pour relever 3 défis dans la relation d’aide

Les environnements sont complexes, parfois chaotiques et avec les exigences professionnelles croissantes, le public de l’institution confronte le professionnel à de la violence, de l’impuissance, de la souffrance…Prendre soin de l’autre demande d’acquérir de nouvelles compétences afin de :

  1. Rester relié à soi : savoir mobiliser ses ressources et ajuster son positionnement face au comportement et au besoin de l’autre. Faire silence en soi permet de revenir à une stabilité intérieure qui est souplesse et ouverture d’esprit.
    Cet entrainement permet le développement de qualités et attitudes contribuant au bien être : calme, recentrage, vitalité…
  2. Rester relié à l’autre : accompagner demande attention, respect, sollicitude, entre autres compétences, afin que la relation d’aide soit vecteur d’autonomisation et d’estime de soi, même dans les turbulences de la relation. Un esprit non encombré d’émotions, de préjugés ou de projets sur l’autre est indispensable pour écouter vraiment et révéler le potentiel en l’autre. L’acquisition d’une « présence » bienveillante et lucide permet une attitude éthique de bientraitance. Elle favorise également une communication porteuse d’un agir ensemble où chacun a sa juste place.
  3. Rester relié à l’environnement : dans des situations de complexité croissante, savoir garder un esprit disponible, critique et créatif, tout en se préservant du stress et de l’épuisement est fondamental. La méditation reste un outil central pour retrouver son ancrage, développer nos capacités d’attention et de compréhension afin d’évoluer avec fluidité dans le quotidien. Cet outil permet aussi de renforcer les synergies, de révéler et valoriser les ressources des équipes, des institutions ou des partenaires.

 

 

 

. Attachement affectif , « présence » et  « juste distance »

Dédié aux éducateurs des institutions travaillant dans la protection de l’enfance et/ou avec les adolescents et jeunes adultes, cette formation invite

  • à acquérir quelques bases théoriques sur l’attachement, la relation affective (J.Bowlby) et la relation physique-corporelle (Winnicott- D.Anzieu)
  • à travers ses expériences et des mises en situation d’étudier concrètement les possibilités d’actions des éducateurs
  • et d’envisager les freins, les réticences, et les limites

. Animation d’un groupe de parole en institution

Pris par les contraintes du quotidien, le cadre à tenir, les conflits, l’ambiance peu « posée » d’un groupe, il est souvent difficile de laisser à chacun le temps de parole et la qualité d’écoute qui va lui permettre de mette en mots ce qu’il vit, se sentir entendu, se sentir exister, se sentir légitime et reconnu avec ses ressentis. Permettre aux participants de s’exprimer, se découvrir chacun dasn leur similitudes et diversité, mettre des mots sur leurs ressentis, …contribue à developper une confiance en profondeur en ce qu’ils sont et progressivement de pouvoir « lâcher » quelques défenses pour entrer dasn une possibilité d’évolution. La mise en place d’un groupe de parole dans une institution va tenir compte du type de public et de ses problématiques, nous réflérirons ensemble au média éventuellement nécessaire en fonction des participants et des compétences et attirance de l’éducateur.

. Questions de violence …

 

J’étudie avec vous toute demande afin de mettre en place le programme qui répondra à vos besoins particuliers.